Le Cap Vert

1460/1462  :  Découverte  des îles du Cap-Vert par Diogo Gomes, Antonio de Noli et Diogo Afonso, navigateurs portugais ou au service de la couronne portugaise.

1466 : Charte royale de privilèges, autorisant les habitants de Santiago à aller faire commerce sur la Côte africaine voisine, dite Rios de Guinée du Cap-Vert. Les premières levées d’esclaves arrivent du continent.  Métissage ethnique, culturel et social. Le peuplement de l’archipel se fera par étapes, île par île selon les enjeux d’une économie agro-esclavagiste essentiellement tournée vers la mer et les services portuaires.

Début du XVI siècle : Le prolongement du trafic des esclaves vers le Nouveau Monde donne naissance au commerce triangulaire. Ribeira Grande devient une plaque tournante de la traite et de la navigation transatlantique. Les embarcations sont tenues d’y faire halte pour payer les droits et baptiser les esclaves. Des esclaves ladinos (baptisés et « civilisés ») sont « réexportés » vers les Amériques.

1587 : Premier capitaine général (gouverneur) avec juridiction sur la côte africaine. La Guinée demeure rattachée au Cap-Vert, non seulement du point de vue religieux mais aussi administratif et commercial.

Développement de l’industrie des pagnes de coton à Santiago et à Fogo, les seules îles habitées au 16e siècle. Les trafiquants s’en servent comme monnaie d’échange pour aller se procurer des esclaves sur le continent. En même temps, dans les îles , les attaques de pirates et corsaires anglais, français et hollandais se multiplient en haute mer et sur la terre ferme.

18201834 : La révolution libérale retentit au Cap-Vert, terre de déportation pour libéraux et antilibéraux envoyés de Lisbonne.

1821 : Proclamation de la Constitution libérale à Boavista, contre l’avis du roi et du gouverneur António Pusich, qui s’embarque pour Lisbonne.

1821/1822  : Révolte paysanne à Santiago

1822 : Mouvement indépendantiste (lié au Brésil) désamorcé à Santiago

1823 : Conspiration de déportés visant à s’emparer de Praia, la capitale. Plusieurs autres soulèvements de déportés auront lieu pendant et après les conflits libéraux.

1834 : Fin de la guerre civile (1832-1834) au Portugal, avec la victoire des libéraux. De nouveaux déportés portugais débarquent au Cap-Vert.

Décembre 1836 : Décret d’abolition de la traite négrière dans tout l’empire portugais.

1876 :  Abolition de l’esclavage, mettant fin à un long processus d’abolition par étape.

1879 : La Guinée est détachée administrativement du Cap-Vert.

Octobre 1910 : Proclamation de la République à Lisbonne. Les intellectuels nativistes capverdiens prônent l’adjacence à la métropole et la reconnaissance des valeurs culturelles capverdiennes. Les idées panafricanistes se développent dans les îles.

Mai 1926 : Coup d’Etat militaire à Lisbonne, d’inspiration fasciste.

1933 : Nouvelle Constitution inspirée par Salazar, instaure l’« Estado Novo », marqué par une dictature fasciste.

1936 : Colonie pénale établie à Santiago pour y enfermer les opposants antifascistes portugais (communistes, anarchistes et autres syndicalistes). « Camp de concentration de Tarrafal », ainsi sera-t-elle connue.

19 septembre 1956 : Avec quatre patriotes capverdiens et guinéens, Amilcar Cabral fonde à Bissau le PAIGC, Parti Africain pour l’Indépendance de la Guinée et des îles du Cap-Vert.

Février 1963 : Début de la lutte de libération nationale en Guiné-Bissau. Capverdiens et Guinéens font cause commune dans le maquis. Au pénitencier de Tarrafal s’entassent des nationalistes africains du Cap-Vert, de la Guinée et de l’Angola.

20 janvier 1973 : Assassinat d’Amilcar Cabral à Conakry, par des traîtres au sein du PAIGC vraisemblablement à la solde de la PIDE, police politique du régime fasciste. Le mystère reste entier.

5 juillet 1975 : Indépendance du Cap-Vert. Aristides Pereira président de la République, Pedro Pires Premier ministre.

1980 : Première Constitution, entérinant le PAIGC en tant que Parti unique

Novembre 1980 : Coup d’état à Bissau, fin du projet d’union Guinée/Cap-Vert.

Janvier 1981 : Le PAIGC devient PAICV.

Août 1981 : Réforme agraire. Émeutes paysannes réprimées à S. Antão

Février 1990 : Le PAICV proclame l’ouverture démocratique.

Mars 1991 : Un manifeste rendu public à Praia devient l’acte fondateur du Mouvement pour la Démocratie (MpD), qui réclame des élections libres, par suffrage universel et secret.

Janvier 1991 : Premières élections pluripartites, remportées par le MpD. Président, António Mascarenhas, Premier ministre Carlos Veiga.

Décembre 1991 : décentralisation administrative, avec les premières élections municipales post-indépendance.

Août 1992 : Nouvelle Constitution. Pilier fondateur de la Deuxième République, la Constitution consacre l’Etat de droit, démocratique et pluraliste, scellant la rupture définitive avec le système à parti unique.

Mars 1998 : Accord de coopération monétaire avec le Portugal, sur le principe d’une parité fixe entre les escudos des deux pays. À la veille de l’entrée en vigueur de l’euro, la monnaie capverdienne peut se maintenir sans fluctuations face aux monnaies du Système monétaire européen, 1 euro valant 110,26 escudos capverdiens.

Janvier 2001 : Le PAICV revient au pouvoir. Pedro Pires président, José Maria Neves premier ministre.

Décembre 2007 : Accord de partenariat stratégique spécial avec l’Union Européenne.

Janvier 2008 : Le Cap-Vert accède officiellement au rang des Pays à développement moyen (PDM) ou à revenus intermédiaires (PRI).

Juillet 2008 : Le Cap-Vert fait son entrée à l’Organisation Mondiale de Commerce (OMC).

152506Atlantide

Ce n’est pas l’histoire récente de cet archipel mais éventuellement des traces d’occupations plus lointaines, qui seraient en soi extraordinaire vu l’isolement de cet archipel (isolement peut-être apparent car les Caraïbes se trouvent précisément en face, de l’autre côté de l’Atlantique) qui est tout de même sous un courant marin provenant nettement de l’ouest : de la végétation et même des troncs d’arbres provenant des Amériques s’échouent sur les plages ouest des îles. Des traces ont été effectivement relevées finalement :

Pendant ses 25 ans de recherche botanique au Cap Vert, Chevalier (1935 : 752-754) releva 5 sites d’art rupestre. ” remarqua de possibles “dolmens” sur Santiago, Fogo, et Sant’Antao ainsi que des enclos de pierre et des huttes abandonnées sur plusieurs îles et des habitations troglodytiques modernisées sur Santiago et Fogo (op. cit. : 754-55).

A l’embouchure de la Ribeira de D. Joao, sur Maio, il signala une croix chrétienne peinte (site 4) et nota l’existence supposée d’une inscription sur le flanc de la montagne escarpée de Rochintha, sur Boa Vista (3). Ni lui, ni le géologue Kreijei-Graf, ne furent capables de localiser précisémment les inscriptions de Rochinha. Un site sur Sant’Antao, dans le bassin d’Altomira, n’a pas non plus été localisé, tout comme la Rocha Escrita, près de l’embouchure du Prata, sur Sao Nicolau (5).

Seul le site 1, près de l’embouchure du Penedo, à Janela, sur Sant’Antao, a été localisé et publié (op. cit.). Wolfel (1958) a fait la relation entre les gravures de Janela et celles des Guanches préhispaniques des Canaries et il prétend que les gravures du Cap Vert prouvent le diffusionisme des “Vikings de l’âge de la pierre” et l’existence d’une “Hochkultur” mégalithique.

En savoir plus sur http://www.sciences-fictions-histoires.com/blog/archeologie/l-archipel-du-cap-vert-une-ancienne-colonie-atlante.html#hQOFMyi2xUbqCKUE.99

Emblème

Coat_of_arms_of_Cape_Verde

Hymne

Canta, irmão

canta, meu irmão que a Liberdade é hino e o Homem a certeza.

Com dignidade, enterra a semente

No pó da ilha nua : No despenhadeiro da vida A esperança é do tamanho do mar que nos abraça. Sentinela de mares e ventos perseverante entre estrelas e o Atlântico entoia o cântico da Liberdade.

Canta, irmão canta, meu irmão que a Liberdade é hino e o Homem a certeza.

https://youtu.be/tkvcRmcGBnY

Population & Religions

La culture du Cap-Vert pays insulaire (archipel) d’Afrique de l’Ouest, désigne d’abord les pratiques culturelles observables de ses 600 000 habitants (en 2017).

La population de l’archipel est constituée d’environ 70 % de métis, de Noirs africains et de Blancs (1 %). Une importante diaspora vit en Europe et dans le nord-est des États-Unis

Le catholicisme est la religion de la grande majorité de la population.

fetes

Cuisine

Les plats traditionnels sont la Cachupa  https://youtu.be/7HTyC2Qj9d0
et le Cuscus https://youtu.be/rjcNiNet4vc

Musique

La musique capverdienne est variée. C’est un métissage entre diverses influences musicales à la suite de la colonisation portugaise de l’île et de l’immigration forcée de populations africaines. D’abord rurale, elle tend aujourd’hui à s’urbaniser et subit désormais l’influence de la musique brésilienne.

Essentiellement notoire pour la morna popularisé par Bana, mais dont la chanteuse la plus connue à l’étranger est Cesária Évora, les îles du Cap-Vert sont aussi marquées par d’autres genres tels le funaná, la coladeira, le batuque, la tabanca et le colá. On y rencontre aussi la mazurka, le lundu et des formes de valse, ainsi que des variations plus modernes telles le zouk, la bossa nova, la cumbia, la rumba, la samba, etc.

La musique est principalement polyphonique ; la mélodie est développée sur une base formée par une succession d’accords. Il y a toutefois quelques genres monophoniques (tabanca, batuque, colá…). Les échelles musicales sont européennes, avec une prééminence chromatique dans la morna, la coladeira, la mazurka et le lundum, et diatonique dans le funaná. La rythmique, syncopée, subit nettement l’influence africaine et use d’un mètre binaire ou quaternaire. Seule le colá, la mazurka et la valse usent d’un mètre triple. On rencontre une polyrythmie dans le batuque qui dispose en outre d’une structure en chant et réponse (comme la tabanca).

https://youtu.be/zbud3X7Z0TA?list=PL32-D8jzSKocHFVyoFdCiZXF2JmVYLY9_

Aujourd’hui la musique s’expatrie de plus en plus au travers du Kizomba, de l’afrotrap et s’insipirant de la musique urbaine actuelle :

https://youtu.be/6vliF4tukLI

https://youtu.be/7y2dYhrMWQY

Danse

La danse la plus répandue et connue est le Kizomba. Mais d’autres danses sont pratiquées au sein de la communauté capverdienne de toutes générations :

Funana :

https://youtu.be/kfQVVoYfrfo

Batuka :

https://youtu.be/BESZRCGWQCE

Kizomba :

https://youtu.be/YAHM1Cecv48

L’archipel du Cap-Vert se trouve dans l’océan Atlantique, au large des côtes du Sénégal de la Gambie et de la Mauritanie.
L’archipel se divise en deux séries d’îles : au sud les îles de Sotavento (Brava, Fogo, Santiago et Maio) et au nord les îles de Barlavento (Boa Vista, Sal, São Nicolau, Santa Luzia, São Vicente et Santo Antão). Sal est la plus fréquentée.
Le Cap-Vert bénéficie de trois aéroports internationaux : l’aéroport Amílcar Cabral sur l’île de Sal, depuis le 1er novembre 2005 l’aéroport Francisco Mendes sur l’île de Santiago et depuis le 31 octobre 2007 l’aéroport international sur l’île de Boa Vista.
Praia, la capitale administrative se trouve sur l’île de Santiago, la plus vaste de l’archipel. Les îles sont toutes d’origine volcanique, c’est sur l’île de Fogo (île du grand volcan) que se situe le point culminant 2 829 m: le Pico do Fogo dont la dernière coulée de lave ne date que de 1995.
La plupart des îles ont un relief escarpé et sont couvertes de cendre volcanique pauvre en végétation. Le climat y est chaud et sec, avec une moyenne des températures située entre 20 à 25°C. Durant les mois de janvier et février l’archipel subit l’influence des tempêtes de sable venu du Sahara.